Sermon par le Vénérable Eric Ma Fat

Notre autorité sous Jésus – 2e partie

Introduction:

Dans notre précédent sermon, nous avons démontré que notre autorité est sous Jésus et dépend de Jésus. Et Jésus nous confirme que tout ce que nous demandons en son nom (qui soit en accord avec sa volonté) il nous l’accordera.

Il y a trois domaines où nous pouvons exercer notre autorité : la protection, la prévention et l’attaque. La dernière fois nous avons parlé du domaine de la protection. Nous pouvons exercer notre autorité pour réclamer la protection de Dieu. Ce matin, nous allons aborder les deux autres domaines : la prévention et l’attaque.

1. La prévention

Souvent, nous pouvons avoir le sentiment qu’une mauvaise chose peut arriver et nous prenons l’autorité au nom de Jésus pour empêcher que cette chose arrive.

Une des stratégies les plus utilisées c’est de prendre l’autorité au nom de Jésus sur tous les arguments négatifs et hostiles qui peuvent se produire lors d’une rencontre avec une ou plusieurs personnes. Nous disons : ‘si cela vient de l’ennemi, nous l’ordonnons de s’arrêter !’

Concernant la protection de la famille, nous disons parfois au monde spirituel : ‘si tu veux attaquer ma famille, tu dois passer par moi car je suis la porte qui donne accès à ma famille. Mais, sur l’autorité de Jésus Christ, tu ne peux pas passer à travers moi’.

Concernant des objets d’artisanat qui proviennent des sources douteuses ou des pays où règnent les forces occultes, si nous avons en notre possession ces objets, cela donne à l’ennemi des droits sur nous. La bible nous dit par ailleurs que nous ne devons pas avoir en notre possession des objets voués à l’interdit. Mais nous pouvons briser ces droits de l’ennemi en réclamant la puissance du Christ pour briser le pouvoir de Satan sur ces objets.

Dans la pratique, verbalement nous pouvons au nom de Jésus briser la puissance de Satan sur ces objets et ensuite les bénir avec la puissance de Dieu. Cependant si une chose n’a aucun autre but à part un but religieux ou occulte, nous la brisons et la détruisons après avoir prié là-dessus. C’est le cas par exemple pour des livres de sorcellerie, d’occultisme ou de franc maçonnerie. Actes 19:19 :

19 Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde : on en estima la valeur à cinquante mille pièces d’argent.

2. L’attaque

Nous pouvons exercer notre autorité pour attaquer l’emprise de l’ennemi sur les personnes, spécialement au cours des sessions de guérison et de délivrance en enlevant, au nom de Jésus, tout droit que l’ennemi a pu acquérir contre ces personnes.

Satan est le prince de ce monde (30 Je ne parlerai plus guère avec vous ; car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi. Jean 14:30) et quand nous l’attaquons, nous utilisons notre autorité pour reprendre tout territoire qu’il a pu occuper dans la vie des personnes ou dans un lieu quelconque et pour contre carrer tous ses plans.

Le témoignage est également une forme d’attaque. D’ailleurs Apo 12:11 nous dit que nous vaincrons Satan par le sang de l’agneau et le témoignage de nos frères.

11 Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort.

Nous réclamons l’autorité de Jésus contre la stratégie de l’ennemi qui tentera par tous les moyens d’aveugler l’intelligence des personnes afin qu’ils ne puissent répondre positivement à la bonne nouvelle de l’évangile du salut.

pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. (2 Cor 4:4)

En tant que Chrétiens, nous pouvons exercer notre autorité spécialement sur ceux sur lesquelles nous avons l’autorité humaine (nos enfants, la famille etc.)

Nous pouvons aussi exercer notre autorité à distance contre les œuvres de l’ennemi. Nous avons par exemple le cas de la guérison du serviteur du centenier. (Luc 7:1-10), quoique dans ce cas certaines conditions devaient être remplis. Tout d’abord Jésus a entendu du Père qu’il devait guérir ce serviteur, car il était déjà en chemin pour sa maison. Deuxièmement, l’officier romain avait exercé beaucoup de foi.

6 Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. …
7 Mais dis un mot, et mon serviteur sera guéri.
(Luc 7:6-7)

Nous pouvons donc en déduire que, lorsqu’il y a une volonté et une foi de la part de la personne cherchant la guérison et le feu vert de Dieu le Père, nous pouvons attaquer l’ennemi victorieusement à distance. Parfois nous pouvons même prier à distance au téléphone pour la guérison.

3. L’autorité pour bénir et pour maudire

Ceci est un aspect important de notre autorité. Après sa résurrection par exemple, Jésus avait l’habitude de bénir toutes les personnes qu’il rencontrait par ces paroles : ‘Shalom’ qui signifie la paix.

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! …

26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous !

(Jean 20:19, 26)

Jésus commanda à ses disciples de bénir de la même manière toutes les maisons où il les envoyait.

Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : Que la paix soit sur cette maison ! (Luc 10:5)

Nous devons bénir toutes les personnes, même avant de savoir comment ils vont réagir. Mais cependant, ce n’est pas tout le monde qui va nous accepter.

Et s’il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra à vous. (Luc 10:6)

S’ils ne nous acceptent pas, nous sommes justifiés de reprendre notre bénédiction car la bénédiction appartient à celui qui la prononce. Si nous sommes rejetés, nous pouvons aller plus loin et secouer publiquement la poussière collée à nos pieds.

11 Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s’est attachée à nos pieds ; sachez cependant que le royaume de Dieu s’est approché. (Luc 10:11)

Nous ne sommes pas autorisés à maudire ceux qui nous rejettent ou nous offensent, même si nous avons l’autorité de bénir ou de maudire. À la place, nous sommes commandés à bénir et à prier pour les autres, même pour ceux qui nous maudissent.

28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. (Luc 6:28)

Il y a cependant une exception à cela, nous ne devons pas bénir les hérétiques.

Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. 10 Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! 11 car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres. (2 Jean 9-11)

Un hérétique n’a pas Dieu …ne les accueillez pas dans vos maisons, ne dites pas : la paix soit avec vous car quiconque qui leur dit ‘la paix’ devient leur partenaire dans les mauvaises choses qu’ils font.

L’autorité de bénir ou de maudire est une dotation extraordinaire de Dieu. Dieu met la puissance dans nos paroles ; nous devons donc surveiller nos paroles et les utiliser uniquement selon les directives de Dieu.

Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. (Jac 3:9)

Je ne crois pas que Dieu veut que nous bénissions tout le monde sans distinction ; Nous devons donc être à l’écoute du Seigneur et bénir uniquement ceux que Dieu nous demande de bénir et savoir de Dieu comment les bénir. Beaucoup de choses arrivent quand nous bénissons quelqu’un ou un endroit. Les bénédictions de Dieu peuvent être transmises quand nous bénissons un endroit ou un objet qui va être utilisé par les autres.

Nous devons prendre au sérieux de bénir notre nourriture. Nous avons l’autorité de fortifier notre nourriture ou notre boisson pour bénir ceux qui les prendraient. Un autre exemple : les mouchoirs qui avaient touche Paul avaient apporté la guérison et la délivrance aux malades.

12 au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. (Actes 19:12)

La puissance de guérison ne se trouvait pas sur le mouchoir mais sur la personne de Paul qui avait touché ces mouchoirs.

Des choses arrivent quand nous maudissons une personne ou un objet par des paroles négatives. Nous pouvons aussi dire des paroles négatives sur nous-même ou sur une partie de notre corps et récolter les conséquences de cette malédiction. Nous pouvons renverser ces malédictions, les renoncer et commencer à bénir chaque partie de notre corps.

Une manière positive d’utiliser la malédiction c’est quand nous prions pour les malades. Nous maudissons les germes, les virus, les microbes qui sont la cause de la maladie (et jamais la personne malade)

Nous ne devons pas oublier que la vie et la mort sont au pouvoir de la langue et que nous devons utiliser nos paroles judicieusement.

21 La mort et la vie sont au pouvoir de la langue. (Prov 18:21)

4. L’autorité de lier et de délier

Dans Matt 16:19 et Matt 18:18, Jésus nous confère l’autorité de lier et de délier.

19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. (Matt 16:19)

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. (Matt 18:18)

Il est à noter que le v19 est au singulier (te) et que le v18 est au pluriel (vous). En d’autres mots, l’autorité s’adresse non seulement à un individu, mais aussi à un groupe, à une église ; elle s’adresse également à tous les Chrétiens au fil de siècles jusqu’à présent. Il y a une étroite relation entre ce qui se passe sur la terre et ce qui se passe dans les cieux. La bible va encore plus loin dans Jean 20:23 :

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. Nous y reviendrons dans un prochain sermon.

5. Si seulement nous pouvons réaliser l’autorité et la puissance que Dieu nous a donnée

Comme un Chrétien né de nouveau, le Saint Esprit habite en nous ; la puissance de Dieu est en nous ; cette même puissance qui avait ressuscité Jésus Christ d’entre les morts est en nous. Nous sommes investis de la puissance de Dieu, avec la pleine autorité de l’utiliser, en accord avec sa volonté, en obéissance totale à Dieu pour accomplir sa mission et sa volonté dans le monde.

QUELLE EST CETTE AUTORITÉ ?

Il est important pour nous de bien comprendre quelle est exactement l’autorité que Jésus nous a conférée ? Pour bien le saisir, nous allons prendre l’exemple des fils de Sceva. Il y avait sept fils et probablement, ils étaient aussi engagés dans la délivrance, mais sans beaucoup de succès. Et ils étaient émerveillés par le succès de l’apôtre Paul où tous les possédés étaient délivrés. Alors, ils décidèrent d’imiter Paul et utiliser les mêmes paroles que Paul selon la même formule que lui.

13 Quelques exorcistes juifs ambulants essayèrent d’invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du Seigneur Jésus, en disant : Je vous conjure par Jésus que Paul prêche ! 14 Ceux qui faisaient cela étaient sept fils de Scéva, Juif, l’un des principaux sacrificateurs. (Actes 19:13-14)

Et le démon leur répondit :

15 L’esprit malin leur répondit : Je connais Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ? (Actes 19:15)

Ici, nous voyons que le démon connait qui a l’autorité et qui n’a pas l’autorité. Il connaissait l’autorité de Jésus, il connaissait l’autorité de Paul et il était soumis à leur autorité. Mais le démon savait que les fils de Sceva n’avaient aucune autorité sur lui. Alors, dans cette bataille spirituelle, le démon à travers ce possédé prit le dessus :

16 Et l’homme dans lequel était l’esprit malin s’élança sur eux, se rendit maître de tous deux, et les maltraita de telle sorte qu’ils s’enfuirent de cette maison nus et blessés. (Actes 19:16)

Pourquoi les fils de Sceva n’avaient pas l’autorité sur le démon ? Pourtant ils avaient utilisé les mêmes mots, la même formule que Paul. C’est que l’autorité et la puissance ne se trouvent pas dans une formule, dans des paroles, mais dans une relation intime avec Jésus et les fils de Sceva n’avaient pas de relation intime avec Jésus ; ils ne le reconnaissaient pas comme leur Seigneur et leur Sauveur. Le démon n’avait aucune obligation de se soumettre aux fils de Sceva.

6. Définition de l’autorité

Jésus avait dit : 18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. (Matt 28:18) et il avait dit à ses disciples : 19 Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. (Luc 10:19)

Avant cela il avait dit à ses disciples :

1 Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies.

Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades. (Luc 9:1-2)

Ici, Jésus définit l’autorité comme étant ‘force et pouvoir’ pour chasser les démons et guérir les malades. C’est une responsabilité énorme et un immense privilège que Dieu nous donne.

Le concept d’autorité est intimement lié avec le concept de puissance dans la bible. Les mots Grec pour autorité est exousia et dunamis pour puissance. Le mot dunamis est utilisé 118 fois dans le NT, c’est une force divine surnaturelle qui n’a pas son pareil et qui est étroitement associée aux miracles, aux signes et prodiges. Par contre, exousia, l’autorité c’est le droit d’utiliser cette puissance divine. Ce mot apparait 108 fois dans le NT.

Ce droit est conféré uniquement aux enfants de Dieu. Jésus sur terre reçut sa puissance du Saint Esprit et son autorité découle de son intimité avec Dieu le Père. De la même manière, à la fin de son ministère sur terre, il donna à ceux qui vont le suivre la même puissance, le même Saint Esprit le jour de la Pentecôte et il leur recommanda de rester en intimité avec Lui.

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. (Jean 15:7)

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. (Jean 15:5)

Notre autorité et notre puissance suivent le modèle de Jésus. C’est le droit que Dieu nous donne pour utiliser la puissance de Dieu découlant du Saint Esprit qui habite en nous pour opérer des signes, des prodiges et des miracles.

7. Ce que notre autorité n’est pas

Pour bien comprendre ce qu’est notre autorité, il est bien important de préciser ce qu’elle n’est pas. À la base de notre autorité se trouve notre position en Christ. Notre autorité ne dépend pas de notre sentiment (feeling). Nous pouvons parfois sentir que nous n’avons pas l’autorité, mais notre ‘feeling’ est un mauvais indicateur de la vérité.

Tout comme parfois nous pouvons sentir que nous ne sommes pas acceptés par Dieu, alors que le contraire est vrai. Notre autorité ne dépend pas de notre ‘feeling’ ou de nos émotions. Elle ne dépend pas non plus de notre personnalité. C’est le droit que Dieu donne à chaque enfant de Dieu. Tous les Chrétiens nés de nouveau ont le droit de prier et d’attaquer les puissances des ténèbres au nom de Jésus. C’est un droit que Jésus a acquis pour nous sur la croix par sa mort et sa résurrection.

C’est un immense privilège et une lourde responsabilité que de recevoir l’autorité de Dieu pour utiliser sa puissance. C’est comme manier les fils électriques connectés au réseau électrique. Une mauvaise manipulation peut entrainer un court-circuit, un incendie ou même la mort, électrocuté. Il nous faut agir avec soin et sagesse. De la même manière, au niveau de l’église, une mauvaise utilisation de l’autorité peut entrainer des abus, des conflits majeurs, voire même des scandales.

a) Nous ne sommes pas propriétaire de cette autorité

Elle ne nous appartient pas ; nous ne sommes pas le propriétaire. Elle nous a été confiée par Dieu et nous avons à la gérer et à l’utiliser selon les directives de Dieu et en accord avec sa volonté. Notre première responsabilité c’est d’être fidèle à notre Seigneur dans la manière dont nous utilisons ce que Dieu nous a confiée.

Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. (1 Cor 4:2)

Nous devons considérer l’autorité comme un privilège, précieux que Dieu nous a confié en toute confiance et que nous devons nous soumettre à Dieu dans son utilisation. Nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons avec cette autorité.

b) Nous devons utiliser l’autorité correctement

Comme nous ne sommes que des gérants et non propriétaires de l’autorité, nous devons faire bien attention de ne l’utiliser que pour les buts pour lesquelles elle nous a été confié. Heureusement nous avons Jésus comme modèle. Nous ne devons pas prendre orgueil et l’utiliser pour notre propre réputation or pour nous montrer aux autres car ce genre d’utilisation a été rejeté par Jésus.

1 Les pharisiens et les sadducéens abordèrent Jésus et, pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel. (Matt 16:1)

Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui de Jonas. Puis il les quitta, et s’en alla. (Matt 16:4)

c) Nous ne devrons pas agir avec présomption

Présomption : jugement fonde non sur des preuves, mais sur des indices, des apparences, sur ce qui est probable sans etre certain.

Nous devons toujours être sur nos gardes et éviter toute tendance à la présomption. D’abord, nous ne devrons pas assumer que notre autorité nous donne le droit de commander à Dieu pour faire notre volonté. C’est une des erreurs de Satan quand il voulut mettre Dieu à l’épreuve.

et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre. Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. (Matt 4:6-7)

Jésus nous en donne l’exemple. Il ne fit rien selon sa propre volonté et sa propre autorité, mais il fit seulement ce que le Père lui demanda de faire.

28 Jésus donc leur dit : Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné. (Jean 8:28)

Une autre présomption pour amener Dieu à faire notre volonté c’est d’abord de faire nos plans et nos projets et ensuite demander à Dieu de les bénir.

Une autre présomption c’est d’assumer que nous sommes les seuls à connaitre la pensée de Dieu sur un sujet quelconque et par conséquent affirmer notre autorité dans la chose, sans consulter les autres. Ce faisant nous sommes en train de pousser nos ambitions personnelles parfois au détriment des autres et contraire à la volonté de Dieu.

Ensuite il y a la présomption concernant le ‘timing’ pour faire quelque chose. Nous pouvons avoir bien discerner ce que Dieu veut, mais parfois au lieu d’attendre le feu vert de Dieu, nous utilisons notre autorité pour l’implémenter tout de suite. Avec Dieu, parfois il nous faut avoir de la patience, attendre son feu vert et attendre que la porte s’ouvre au lieu de la forcer.

Parfois, il y a la présomption qui s’apparente à la rébellion. Malheureusement, certains Chrétiens, à l’instar de Satan, utilisent l’autorité que Dieu leur a donnée pour résister à Dieu. Le roi Saul par exemple ne pouvait pas attendre le retour du prophète Samuel pour offrir le sacrifice approprié.

Il y eut aussi des Hébreux qui passèrent le Jourdain, pour aller au pays de Gad et de Galaad.
Saül était encore à Guilgal, et tout le peuple qui se trouvait auprès de lui tremblait.

Il attendit sept jours, selon le terme fixé par Samuel. Mais Samuel n’arrivait pas à Guilgal, et le peuple se dispersait loin de Saül.

Alors Saül dit : Amenez-moi l’holocauste et les sacrifices d’actions de grâces. Et il offrit l’holocauste.

10 Comme il achevait d’offrir l’holocauste, voici, Samuel arriva, et Saül sortit au-devant de lui pour le saluer.

11 Samuel dit : Qu’as-tu fait ? Saül répondit : Lorsque j’ai vu que le peuple se dispersait loin de moi, que tu n’arrivais pas au terme fixé, et que les Philistins étaient assemblés à Micmasch. (1 Sam 13:7-11)

Saul adopta cette attitude :

19 Pendant que Saül parlait au sacrificateur, le tumulte dans le camp des Philistins allait toujours croissant ; et Saül dit au sacrificateur : Retire ta main !

20 Puis Saül et tout le peuple qui était avec lui se rassemblèrent, et ils s’avancèrent jusqu’au lieu du combat ; et voici, les Philistins tournèrent l’épée les uns contre les autres, et la confusion était extrême. (1 Sam 14:19-20)

En d’autres mots, Saul n’avait pas le temps de consulter Dieu. Dieu par contre est très patient et parfois il permet même à ceux qui lui désobéissent de continuer à opérer dans son autorité, tout au moins pour quelque temps.

d) Nous ne sommes pas indispensables

Une autre mauvaise utilisation de notre autorité résulte dans l’orgueil spirituel. Il est important de ne pas se focaliser tellement sur les résultats de notre ministère que nous sentons que nous sommes spécialement doués et pire encore, indispensables à Dieu.

Si nous tombons dans ces erreurs, l’orgueil spirituel va se développer et prendra le dessus. Nous allons alors perdre notre capacité pour aimer et servir comme Jésus veut que nous le fassions. Notre relation avec Celui qui nous donne l’autorité, Dieu, doit toujours avoir la priorité sur les résultats de notre ministère.

Quand d’abord les douze, ensuite les soixante-douze, à qui Jésus avait donné la puissance et l’autorité sur les démons et guérir les malades retournèrent à Jésus, réjouissant, étonnés du résultat de leur autorité que même les démons leur sont soumis, Jésus rétablît la perspective de leur autorité en leur disant que leur relation avec Dieu est plus importante que leur capacité à opérer des miracles.

20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. (Luc 10:20)