Sermon par le Ps Steeves Pierre

Que le Roi de gloire fasse son entrée

Lectures : Psaumes 24:7-10 ; Luc 19:29-40

Introduction:

L’entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem, souvent appelée “dimanche des Rameaux“, est un moment marquant dans les récits bibliques. Cet événement est relaté dans les quatre évangiles (Matthieu 21:1-9, Marc 11:1-11, Luc 19:29-40, et Jean 12:12-19).

Toutefois, le passage du Psaumes 118:24-26 (24 C’est ici la journée que l’Éternel a faite : Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie ! 25 O Éternel, accorde le salut ! O Éternel, donne la prospérité ! 26 Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel ! Nous vous bénissons de la maison de l’Éternel), avec ses paroles de célébration et de reconnaissance, semble avoir été une source d’inspiration pour l’acclamation de la foule lors de l’arrivée de Jésus. Les expressions telles que “Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !” trouvent un écho dans les cris de “Hosanna !” et “Béni soit le Roi qui vient au nom du Seigneur !” proclamés par la foule.

Jésus-Christ a accompli de manière extraordinaire les prophéties annoncées dans l’Ancien Testament. Chaque acte, chaque parole de sa vie terrestre correspondait à des prédictions faites par les prophètes, et ce dans une précision qui continue d’émerveiller les croyants et les chercheurs.

Des prophéties comme ci-dessous, trouvent leur accomplissement en Jésus-Christ :

  • Celle de la naissance miraculeuse d’un sauveur (Ésaïe 7:14 : 14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel),
  • Sa venue à Jérusalem sur un âne (Zacharie 9:9 : 9Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse),
  • Sa souffrance et sa mort pour les péchés de l’humanité (Ésaïe 53), ainsi que
  • Sa résurrection triomphante (Psaumes 16:10 : 10 Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption.

Cela montre que le plan divin était en mouvement bien avant son arrivée, avec un fil conducteur unifiant l’Ancien et le Nouveau Testament. Pour beaucoup, cela révèle la souveraineté de Dieu et la profondeur de son amour envers l’humanité.

1. L’accueil chaleureux réservé à Jésus-Christ

Lorsque Jésus fut accueilli à Jérusalem, la joie et les louanges exprimées par la foule étaient irrésistibles. Les disciples et les gens glorifiaient Dieu avec une telle ferveur que cela dérangeait les pharisiens.

C’est comme Marie, la sœur de Marthe et de Lazare utilise un parfum coûteux de nard pur (un parfum extrêmement coûteux et symbolisait souvent richesse et honneur) pour oindre les pieds de Jésus, et elle les essuies avec ses cheveux, un geste d’une profonde dévotion et humilité.

Pourtant cet acte était contesté par certain disciple, mais on voit Jésus défendre Marie pour la profondeur de son acte : une adoration qui dépasse les mots et se manifeste par un sacrifice matériel, un honneur réservé à Celui qu’elle reconnaît comme étant digne de tout ce qu’elle a de meilleur. Cet acte est mentionné, notamment, dans l’Évangile selon Jean (Jean 12:1-8) :

1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts. Là, on lui fit un souper ; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui. Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit : Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cent deniers, pour les donner aux pauvres ? Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. Mais Jésus dit : Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

La réponse de Jésus est absolument magnifique et pleine de vérité : “Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront” (Luc 19:40 : 40 Et il répondit : Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront !). Donc si to pa pou louer roche pou louer….

Par ces mots, Jésus montre que la création elle-même témoigne de sa gloire, et que son rôle en tant que Roi et Sauveur est si essentiel qu’il ne peut être ignoré, ni par les hommes, ni par la nature.

Ce passage reflète non seulement l’accomplissement des prophéties, mais aussi le caractère irrésistible de la vérité divine. La louange envers Dieu ne peut être contenue, elle est comme un torrent qui jaillit naturellement des cœurs.

Zac 9:9 : Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse.

Jésus-Christ a pleinement accepté les acclamations de la foule, se laissant proclamer comme Roi et Messie. Ce moment était une déclaration puissante de son identité et de sa mission divine.

Apocalypse 7:9-10 : Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. 10 Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau.

C’est une magnifique déclaration de la souveraineté et de la royauté de Jésus-Christ.

Ce passage décrit une scène céleste où une multitude innombrable, provenant de toutes nations, tribus, peuples et langues, se tient devant le trône et devant l’Agneau (Jésus-Christ). Ces personnes portent des robes blanches et ont des palmes à la main, symbole de victoire et de salut.

Elles proclament avec puissance : “Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau !” Cela confirme non seulement la royauté éternelle de Jésus-Christ, mais aussi son rôle central dans le plan de salut pour l’humanité.

2. Pourquoi Jésus a choisi de monter sur un ânon et non sur un cheval ?

Le choix de Jésus de monter sur un ânon plutôt que sur un cheval est profondément significatif et symbolique. À l’époque, un cheval était souvent associé à la guerre et à la puissance militaire, utilisé par les conquérants et les dirigeants en quête de domination. En revanche, un ânon représentait l’humilité, la paix et la simplicité.

Jésus Christ a choisi de monter sur un ânon pour son entrée à Jérusalem pour montrer qu’il est un Roi de paix et de réconciliation, pour réconcilier ce monde avec Dieu.

Lors de son entrée à Jérusalem, en choisissant de monter sur un ânon, il faisait écho à la prophétie de Zacharie 9:9 : “Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne.” Ce choix n’était pas celui d’un conquérant guerrier, mais d’un Roi de paix. Jésus montrait qu’il venait pour réconcilier, guérir et apporter la paix entre l’humanité et Dieu.

2 Cor 5:18-19 : 18 Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. 19 Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.

Phil 2:6-11 : lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, 10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Jésus-Christ, malgré sa royauté, a choisi de se sacrifier pour sauver l’humanité. Après son entrée triomphale à Jérusalem, il a accepté de souffrir et de mourir sur la croix afin d’ouvrir une porte vers le salut.

3. Make disciple who will make disciple

Faites des disciples qui feront des disciples.

Luc 19:34 : 34 Ils répondirent : Le Seigneur en a besoin.

Tout comme Jésus a eu besoin de l’ânon, Le Seigneur a besoin de toi.

“Faites des disciples qui feront des disciples” est une mission au cœur de l’enseignement de Jésus-Christ, tirée du passage bien connu de Matthieu 28:19-20 : 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Jésus commande à ses disciples d’aller dans toutes les nations, d’enseigner, de baptiser et de transmettre les valeurs du Royaume de Dieu, en faisant de chaque croyant un porteur de foi qui guide à son tour les autres. Pour montrer au monde que nous proclamons Jésus-Christ comme Roi de notre vie, de notre famille et de notre pays, nous pouvons le faire à travers des gestes concrets, des prières sincères et des actions inspirées par sa parole.

Marc 11:2 : en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est encore assis ; détachez-le, et amenez-le.

C’est un passage profondément symbolique. L’ânon, sur lequel personne ne s’est jamais assise, représente une pureté et une mission particulière réservée à Jésus, le Roi. Cela nous interpelle à nous aussi : être comme cet ânon, prêt et entièrement consacré à servir le Christ.

En nous réservant pour Jésus, nous témoignons d’une obéissance et d’une humilité totales, laissant de côté nos propres désirs pour suivre sa volonté. Tout comme l’ânon portait Jésus lors de son entrée triomphale, nous aussi sommes appelés à porter son message et à manifester sa royauté dans nos vies.

4. Il nous faut nous détacher des choses qui nous empêchent de servir le Seigneur

Marc 11:2 nous dit que Jésus envoie ses disciples chercher un ânon qui est attaché, et ce geste peut être vu comme un puissant symbole. L’ânon devait être “détaché” pour pouvoir remplir son rôle dans la mission divine, tout comme nous devons parfois nous détacher des obstacles qui nous empêchent de servir pleinement le Seigneur.

Cela peut inclure des distractions, des priorités mal alignées, ou des aspects de notre vie qui nous éloignent de notre relation avec Dieu. Ce passage nous enseigne qu’en nous libérant de ces contraintes, nous sommes capables de mieux répondre à son appel et de le servir avec dévouement.

Es 40:29-31 – défaillances en général :

29 Il donne de la force à celui qui est fatigué, Et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance. 30 Les adolescents se fatiguent et se lassent, Et les jeunes hommes chancellent ; 31 Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; Ils courent, et ne se lassent point, Ils marchent, et ne se fatiguent point.

2 Cor 4:16-18 : 16 C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. 17 Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, 18 un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.

On est tellement surchargé qu’on n’a plus de place pour mettre un kilo de plus.

5. Pourquoi Jésus a pleuré sur Jérusalem ?

Luc 19:41-44 : 41 Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit : 42 Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. 43 Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront, et te serreront de toutes parts ; 44 ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée.

Jésus a pleuré sur Jérusalem, comme le rapporte Luc 19:41-44, à cause de l’immense amour et de la compassion qu’il avait pour les habitants de la ville. En voyant Jérusalem, il exprimait son chagrin face à leur aveuglement spirituel et au refus de reconnaître sa mission en tant que Messie. Il savait qu’ils rejetaient le salut qu’il leur apportait, et cela brisait son cœur.

Il pleurait également à cause des conséquences tragiques de leur rejet : la destruction de Jérusalem qui allait venir (ce qui s’est réalisé en 70 après J.-C.). Il disait : “Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est caché à tes yeux…” (Luc 19:42 : 42 Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux.)

C’est une expression poignante de son désir profond que les gens trouvent la paix et la réconciliation avec Dieu.

Cela montre son amour inconditionnel et sa compassion pour tous ceux qui s’égarent ou souffrent. Sa tristesse révèle son cœur miséricordieux et sa volonté de sauver, même ceux qui le rejettent.

Conclusion

Jésus revient bientôt. Oui, le retour de Jésus-Christ est un thème central de la foi chrétienne, porteur d’espérance et de renouvellement. Les Écritures évoquent son retour comme un moment de triomphe, où il viendra établir pleinement son règne et restaurer toutes choses

Apocalypse 22:12 : 12 Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.

Matthieu 24:30 : 30 Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

 Jésus te parle maintenant :

Est-ce que je peux compter sur toi ?

  • Pour apporter le message du salut aux autres ?
  • Pour que tu puisses proclamer Ma Royauté aux autres ?

Veux-tu être cet ânon ?

  • Pour me porter dans ta ville ?
  • Pour me porter dans ton pays ?
  • Pour me porter dans ta famille ?

Soyons donc des disciples fervents, diligents dans nos responsabilités afin que nous soyons éventuellement glorifiés au lieu d’amasser “un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu” (Rom 2:5). Amen !