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Sermon par le Ps Jean Atchong

Recevoir moins en raison des malédictions auto-imposées

Lectures : Genèse 27:12-13 ; Matthieu 27:24-25 ; Nombres 13:31-33

Introduction

Le monde séculaire veut toujours plus. Plus d’argent, plus de choses, plus de reconnaissance, plus de satisfaction, plus de distractions, plus de tolérance envers leur manière de vivre, plus de liberté sexuelle, etc. Mais en ce qui concerne la vie spirituelle, comme nous a encouragés le Pasteur Julius Suubi récemment, nous devons désirer plus de Jésus ; notre faim et notre soif de Jésus ne doivent jamais cesser. Jean 10:10b « je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance ». L’abondance c’est recevoir quelque chose jusqu’à en déborder. Malheureusement, beaucoup de chrétiens ne reçoivent pas ce dont ils ont besoin et mènent une vie morose et impuissante. Pourquoi ? Une des raisons principales ce sont les malédictions que nous nous imposons de par les paroles que nous prononçons, ce qui fait que nous ne jouissons pas des bénédictions que Dieu nous a promises.

Le pouvoir des mots

Beaucoup d’entre nous ne réalisent pas combien puissantes sont nos paroles et l’impact qu’elles ont sur notre vie. Prenons l’exemple d’un parent et de son enfant. Qui d’entre nous ne se rappelle pas du moment où notre enfant a prononcé ces deux syllabes ‘papa’ ou ‘maman’ pour la première fois. Nous nous souvenons certainement de la joie que nous avons éprouvée, de l’effet que cela nous a fait. Les paroles possèdent une puissance soit positive et constructive, soit négative et destructive. Gen 1:3 nous montre que Dieu créa le monde par Sa parole. « Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut ». Prov 18:21 dit : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue. » Nos paroles ont un pouvoir de vie ou de mort dans notre vie ou dans la vie de ceux qui nous écoutent. Le diable le sait très bien et il profite des paroles négatives que nous prononçons. Nous devons donc faire attention à ce que nous disons. Nos lèvres expriment ce que nous voulons, ce que nous pensons et ce que nous ressentons. En d’autres mots, nos paroles révèlent ce que nous sommes. Dans un de mes derniers sermons, je vous ai posé la question : Que faites-vous avec ce que vous avez, (peu importe la quantité) ? Beaucoup diront qu’ils n’ont pas le temps, qu’ils ne sont pas assez équipés, qu’ils n’en ont pas la capacité ou qu’ils n’ont pas reçu l’appel, etc. Beaucoup, sans le savoir, disent, à propos d’eux-mêmes, des paroles destructives qui les réduisent à l’esclavage et les empêchent d’être bénis et de recevoir la vie en abondance. Ce matin, avec l’aide du Saint Esprit, je vais essayer de vous expliquer tout cela en détail et vous dire que faire pour éviter cette situation.

Les malédictions auto-imposées

Dans Mat 12:36-37, Jésus nous donne un avertissement solennel contre le danger des mots prononcés à tort et à travers : « Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné» Quand nous disons quelque chose de stupide ou négatif nous concernant, nous trouvons une excuse en disant : Ce n’est pas ce que je voulais dire. Mais Jésus nous dit qu’aucune excuse ne peut minimiser ou annuler les conséquences de nos paroles. Nous devons faire attention aux malédictions que nous prononçons sur nous-mêmes, et ceci, en examinant notre façon de parler, celle que nous avons adopté depuis longtemps, et en cultivant à la place un langage positif. Je vous ai dressé une liste de modèles de langage qui sont dangereux et qu’il faut changer. Il faut savoir que Dieu tient compte nos paroles même quand nous ne le faisons pas.

  1. Problèmes émotionnels et mentaux – cela me rend fou ; je suis malade à force d’y penser.
  2. Maladies chroniques (surtout si elles sont héréditaires) – chaque hiver, j’ai tendance à prendre froid ; c’est dans la famille, j’aurai la même maladie.
  3. Manques financiers – je ne peux me permettre de donner la dîme; je suis toujours à court d’argent.
  4. Sujets aux accidents – ça m’arrive toujours.
  5. Des antécédents de suicide ou de décès prématurés – je préfère mourir que de continuer ainsi ; sur mon cadavre.
  6. Echecs dans le mariage et sentiments d’aliénation – j’ai toujours pensé qu’un jour mon mari me tromperait ; on se querelle tout le temps.
  7. Stérilité, fausses couches et autres problèmes chez la femme – je ne crois pas que je serai enceinte ; je savais que je ferais une fausse couche.

Illustrations bibliques

Gen 27:12-13 nous donne un exemple d’une malédiction auto-imposée. Rebecca persuade son fils Jacob de tromper Isaac, son père, afin d’obtenir sa bénédiction – celle qu’Isaac allait prononcer sur son autre fils Esaü. Jacob veut la bénédiction mais il a peur que son père découvre la tricherie. Pourtant le plan de Rebecca aboutit. Néanmoins, les paroles qu’elle a prononcées seront une malédiction pour elle. Elle ne jouira pas des fruits de cette réussite. Elle n’aura jamais la satisfaction de voir Jacob jouir de sa bénédiction, ni pourra-t-elle jouir de la présence de son fils.

Mat 27:20-26 contient un autre exemple tragique. Pilate, le gouverneur romain, contre son propre jugement, relâche Barabbas, un meurtrier, et condamne Jésus à sa place. Mais afin de se dissocier de ce qu’il a fait, il se lave les mains devant la foule et dit : « Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde. Et tout le peuple répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !” » Ces paroles contiennent deux sortes de malédiction : une malédiction sur le peuple et une malédiction relationnelle sur leurs descendants. L’histoire nous le confirme. Dès lors, cette malédiction planera sur les juifs. En une génération, les armées romaines auront détruit Jérusalem, et soit tué ou réduit en esclavage toute la population. Le destin juif sera marqué par des tragédies et des effusions de sang pendant 19 siècles.

Marc 14:66-72 relate comment Pierre renie Jésus trois fois. La troisième fois, (comme pour confirmer son reniement), il devient rude et commence à jurer : ‘Je ne connais pas cet homme dont vous parlez’ ! D’une certaine manière, il est en train de dire : Que Dieu me frappe de mort si je mens ! et s’attire ainsi une malédiction. Trois jours plus tard, quand les femmes découvrent le tombeau vide, l’ange leur dit : « Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée: c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit. » (Marc 16:7). C’est comme si Pierre n’est plus reconnu comme étant un disciple de Jésus. Il a perdu sa position de disciple.

La restauration

Mais grâce à Dieu, nous avons un moyen d’en sortir ! Il a pourvu un moyen de réconciliation et de restauration à cause de Sa grande sagesse et miséricorde. La mort de Celui qui fut exécuté comme meurtrier nous a rachetés des conséquences de la malédiction. L’histoire de l’apôtre Pierre nous démontre qu’il y a trois étapes à suivre pour échapper à la malédiction auto-imposée. Jean 21:15-17 relate comment Jésus permet à Pierre de retrouver son identité. Il lui demande : M’aimes-tu ? Pierre répond par l’affirmative, mais il est attristé de ce que Jésus lui ait posé la question trois fois. Il ne réalise pas que Jésus veut l’aider à révoquer ses paroles. Il a renié Jésus trois fois. Maintenant, trois fois, Jésus lui donne l’occasion de Lui dire : Oui Seigneur je T’aime. A la place de chaque mauvaise confession, il a fait ainsi une bonne confession et c’est sur cette base-là qu’il retrouvera sa position de disciple. A travers cela Jésus nous montre les trois étapes à suivre pour nous libérer d’une mauvaise confession, c’est-à-dire : 1) Se repentir, 2) révoquer, 3) remplacer.

Donc, premièrement, nous devons admettre que nous avons fait une mauvaise confession et nous repentir. Quand donc nous nous repentons, nous recherchons le pardon de Dieu pour toutes les choses négatives que nous avons prononcées. Dieu veut que nous nous détournions de nos péchés car Il désire toujours nous bénir. Nous lui demandons de briser les chaines qui nous entourent et qui sont le résultat de nos paroles négatives. Il y a de la joie dans le ciel quand nous nous repentons ; « De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. » Luke 15:10. Les anges de Dieu ont donc l’autorité légale de nous protéger des attaques du diable là où ce dernier a eu accès.

Deuxièmement, nous devons révoquer la mauvaise confession, en d’autres mots, annuler tout ce que nous avons dit de mal ou de négatif. Dans le cas de ceux qui ont appartenu à une association contraire aux voies de Dieu, il y a deux exigences essentielles à la délivrance : 1) ils devront y renoncer verbalement. Ils sont les seuls à pouvoir annuler ce que leurs lèvres ont prononcé par rapport à cette association. 2) Puis ils devront se débarrasser de tous les emblèmes, livres et de tout autre matériel lié à cette association.

Troisièmement, nous devons remplacer la mauvaise confession que nous avons faite par la bonne. Ces trois étapes, suivies avec foi, peuvent nous libérer des pièges du diable.

Conclusion

C’est bon d’entendre des paroles agréables et positives. Elles peuvent encourager, édifier et donner confiance à celui qui les écoute, tout comme une parole dite à propos peut changer une vie. Littéralement parlant, nous serons davantage dans la joie si nous adoptons un langage positif. Les mots ont le pouvoir de nous mettre dans de mauvaises situations. Par exemple si quelqu’un dit : ‘je ne peux pas contrôler ma colère’ et s’il le croit, il ne pourra effectivement pas se retenir face à une situation agaçante. Si nous disons quelque chose de négatif, que ce soit, dans notre cœur ou ouvertement et verbalement, nous finirons par le croire même si ce n’est pas vrai. Phil 4:8 « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. » La bible nous enseigne que nous avons ce que nous croyons. Si nous croyons dans ce que nous dit Phil 4:8 et nous agissons en obéissance à cette Parole, nous récolterons ce qui est bien.