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Sermon par le Rev Eric Ma Fat

C’est le cri de victoire pour tous les Chrétiens à travers le monde : la victoire sur le péché, sur le Satan et sur l’enfer, la victoire sur la mort, la présence de Christ en nous, l’espérance de la gloire auprès de Dieu. C’est la meilleure des nouvelles que nous puissions entendre, recevoir et partager. 1 Cor 15:1 nous parle de l’Evangile, la bonne nouvelle. Quelle est cette bonne nouvelle que Paul évoque avec les Corinthiens et par lequel ils ont reçu le salut ? Le v3 ‘Christ est mort pour nos péchés’. La mort de Christ strictement parlant ne peut être une bonne nouvelle à moins d’ajouter la raison pour laquelle il est mort, pour nos péchés. Nous avons en Jésus un Sauveur qui a payé le prix pour nos péchés à notre place. Cette bonne nouvelle ne s’arrête pas à sa mort, mais il a été enseveli. Pendant trois jours son corps a été dans le tombeau de Joseph d’Arimathee et en quelque sorte nos péchés ont été ensevelis avec lui. Le v4 marque le point culminant de sa mission sur terre. Non seulement il est mort, non seulement il a été enseveli, mais le troisième jour il est ressuscité selon les Ecritures. Le même Jésus qui est né de la vierge Marie, le même Jésus qui a grandi à Nazareth, le même Jésus qui enseignait avec autorité, qui a opéré une multitude de miracles, le même Jésus qui a été crucifié sur la croix et a été enseveli, est le même Jésus qui est ressuscité des morts, qui a triomphé de la mort.

Si Jésus Christ était toujours enseveli dans le tombeau, il n’aurait été d’aucune utilité pour nous et n’aurait jamais pu nous sauver de nos péchés. C’est ce que Paul nous l’affirme dans 1 Cor 15:14 si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine et votre foi aussi est vaine. Et au v17-19 si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes car nous sommes encore dans nos péchés et ceux qui sont morts en Christ sont perdus. En d’autres mots, nous ne verrons plus jamais nos êtres chers qui sont morts. Mais, Christ est ressuscité et c’est cela qui donne un sens à notre vie sur terre, sachant que la mort n’est pas la fin de tout mais qu’au-delà de la mort il y a la vie. Peu importe les difficultés de la vie, en tant que Chrétiens nous pouvons vivre dans la perspective de l’éternité, dans l’espérance de notre propre résurrection.

  • La résurrection vient justifier Jésus comme Seigneur et Sauveur

La résurrection de Jésus vient confirmer sa parole. À plusieurs reprises, Jésus avait dit à ses disciples qu’il allait mourir et ressusciter. Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il fut rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il fut mis à mort, et qu’il ressuscitât trois jours après (Marc 8:31). Jésus avait dit beaucoup de choses merveilleuses pendant sa vie sur terre : il peut pardonner les péchés, il a toujours existé, il reviendra pour juger le monde, mais le plus étonnant c’est qu’a maintes reprises il a dit qu’il ressuscitera.

Il a donné deux illustrations dans ce sens. 1) Jésus leur répondit : détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai (Jean 2:19) – il parlait du temple de son corps (v21). 2) Car de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre (Matt 12:40).

Dans l’AT, la seule manière de savoir si la personne est vraiment un prophète c’est de voir si ce que la personne a dit se passe réellement. La résurrection de Jésus prouve sans l’ombre d’un doute que Jésus est vraiment le prophète annoncé par Moise : je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui commanderai (Deut 18:18). Aux femmes venues au sépulcre tôt le matin le jour de la résurrection, l’ange leur dit : il n’est point ici ; il est ressuscité, comme il l’avait dit (Matt 28:6). Jésus a gardé sa parole et il a fait ce qu’il avait dit. Si Jésus a gardé sa parole sur la résurrection, nous pouvons être rassurés que tout ce qu’il a dit et promis, il le fera. À ceux qui sont accablés par le péché et la culpabilité, Jésus leur dit : Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3:16). À ceux qui sont tourmentés, Jésus leur dit : venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai le repos (Matt 11:28). À ceux qui sont persécutés et font face à toutes sortes d’épreuves, Jésus leur réconforte et leur dit : dans ce monde vous aurez des tribulations, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde (Jean 16:33). À ceux qui font face à la maladie et à la mort Jésus leur dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais (Jean 11:25-26).

La résurrection justifie les paroles de Jésus ; elle justifie également l’œuvre de Jésus sur la croix. Nous croyons que Jésus est mort pour nos péchés. C’est ce que nous confirme le NT : Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu (2 Cor 5:21). Mais Dieu prouve son amour pour nous, en ce que, lors que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous (Rom 5:8). Christ aussi a souffert une fois pour les péchés ; lui juste pour des injustes (1 Pierre 3:18). Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier (1 Jean 2:2). Mais est-ce que le sang de Jésus versé sur la croix était suffisant aux yeux de Dieu pour le pardon de nos péchés ? Jésus est mort sur la croix, il a été enseveli et est resté au tombeau pendant trois jours. C’est comme si ce sang a été présenté devant Dieu contre lequel nous avons péché et à qui un jour nous devons rendre compte, Dieu examina ce sang et dit : c’est suffisant. À la dernière parole de Jésus sur la croix : Tout est accompli, le Père céleste dit : Amen. Il y eut un tremblement de terre ce jour-là, la pierre devant le tombeau fut roulée et le tombeau était vide.

L’Apôtre Pierre, dans son premier sermon le jour de la Pentecôte s’écria devant la foule de juifs rassemblée : que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié (Actes 2:36). La résurrection vient faire de Jésus le Seigneur (kurios en Grec ce qui signifie Dieu, Maitre, suprême en autorité).

  • La puissance de la résurrection

La résurrection de Jésus a été opérée par la puissance du Saint Esprit et cette même puissance demeure en nous aujourd’hui (Rom 8:11), l’infini grandeur de sa puissance (dunamis), il l’a déployée en Christ en le ressuscitant des morts (Eph 1:19-20). Apres sa résurrection, Jésus apparut à Jean sur l’ile de Patmos et lui dit : Je suis le premier et le dernier et le vivant. J’étais mort et voici je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts (Apo 1:18). Rom 6:23 nous dit que le salaire du péché c’est la mort, et le diable avait le pouvoir de demander la mort pour chaque pécheur sur la base de la Parole de Dieu. Donc quand Jésus est venu dans le monde, ce monde ou le diable est décrit comme le dieu de ce monde (2 Cor 4:4), il y eut en quelque sorte une bataille spirituelle qui s’est engagée. Jésus commença par chasser les démons des possédés, il ressuscita les morts à la vie (Lazare, le fils de la veuve de Nain) et il brisa l’emprise du diable sur la vie des personnes. Le diable est notre ennemi et sa mission est de dérober, égorger et détruire, mais Jésus est venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles soient dans l’abondance (Jean 10:10).

Le jour arriva enfin ou Jésus devait mourir sur la croix à Golgotha. Le diable pensait qu’il lui avait assené un coup mortel et que c’en était fini avec Jésus. On roula une grosse pierre devant le tombeau, on scella la pierre avec le sceau de Rome, des soldats furent placés devant le tombeau pour s’assurer que personne ne vienne voler le corps de Jésus et toutes les forces du diable étaient mobilisées pour garder le corps de Jésus à l’intérieur du tombeau. Le diable avait les clefs de la mort et de l’enfer, mais à sa résurrection Jésus lui reprit ces clefs. La mort est un ennemi et 1 Cor 15:26 le dernier ennemi qui sera détruit c’est la mort. La mort est l’ennemi que nous aurons tous à un moment donné à faire face. Nous ne pourrons l’éviter. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Heb 9:27) il n’y a aucune autre mort qui ressemble à celle de Jésus. Jésus souffrit la mort pour nous (Heb 2:9). Il est mort non pas pour lui, mais pour nous. À travers lui, nous avons la victoire sur la mort. La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? (1 Cor 15:54-55). Aujourd’hui nous avons cette promesse de Jésus : car je vis et vous vivrez aussi (Jean 14:19).

  • Réflexion : comment n’ont-ils pas reconnu le Messie ?

C’est la grande question que nous pouvons nous poser. Comment est-ce que le peuple juif a pu passer à côté d’un évènement d’une telle importance qui a bouleversé le monde et changé le cours de l’histoire de l’humanité pour toujours ? Et pourtant ils avaient l’AT avec eux et ils le lisaient chaque Sabbat dans la synagogue. Le prophète Esaïe leur avait annoncé sa naissance plus de 700 ans avant et Matthieu 1:22-23 nous le confirme : tout cela arriva afin que s’accomplit ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : voici la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.

Les principaux sacrificateurs et les scribes avaient même confirmé le lieu de sa naissance au roi Hérode en citant Michée 5:2 : ils lui dirent, à Bethlehem en Judée, car voici ce qui a été écrit par le prophète : et toi, Bethlehem, terre de Juda, tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui paitra Israël, mon peuple (Matt 2:5-6). Pilate savait très bien que ce Jésus n’était pas un homme ordinaire. Sa femme l’avait averti : qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste (Matt 27:19). Il fit même écrire sur la croix : Jésus de Nazareth, roi des juifs (Jean 19:19) et refusa la demande des principaux sacrificateurs de la corriger (Jean 19:20-22). La foule a été témoin de l’autorité avec laquelle Jésus enseignait (Marc 1:22) ; elle a vu tous les miracles opérés par Jésus et pourtant elle a préféré Barrabas à Jésus ; les disciples ont vécu 3 ans avec Jésus apprenant du maitre, et pourtant personne n’était là au pied de la croix à part Jean ; ils s’étaient même refugiés à double tour dans une maison et à l’apparition de Jésus ils crurent que c’était un fantôme. Que fallait-il donc de plus pour croire en Jésus comme le Messie, le Fils de Dieu ? Au pied de la croix, il a fallu un soldat romain pour s’écrier : assurément cet homme était Fils de Dieu (Matt 27:54).

Que faut-il de plus aujourd’hui pour que le monde reconnaisse en Jésus le Fils de Dieu, Sauveur du monde ? Vivons-nous aujourd’hui dans un monde incrédule ou le matériel a pris le dessus sur le spirituel, un monde qui ne vit que dans le présent et non dans la perspective de l’éternité, qui refuse de croire au surnaturel et qui pense qu’il faudrait qu’il comprenne pour croire, alors que Jésus a dit : heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru (Jean 20:29). Sommes-nous devenus complaisant avec notre foi et faisons-nous des compromis juste pour sauver notre peau ou satisfaire la foule ? Les premiers Chrétiens avaient risqué leur vie pour l’évangile. Pratiquement tous les apôtres furent martyrisés, les Chrétiens furent jetés par l’empereur Nero dans l’arène en pâture pour être dévorés par les lions ou tués par les gladiateurs. Des Chrétiens en Irak, Syrie, Afghanistan et tant d’autres pays aujourd’hui ont refusé de renier leur foi en Jésus et ont préféré la mort car ils avaient leurs regards fixés sur la cite qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur, tout comme Abraham (Heb 11:10). La résurrection de Jésus annonce son entrée dans la gloire auprès du Père et la Pentecôte dix jours après son ascension.