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Sermon par le Révérend Eric Ma Fat

DÉPENDRE PLUS DE DIEU – 2ème partie

Lecture : Exode 17:8-16

Pour dépendre plus de Dieu, nous devons avoir accès à Dieu et c’est par lui (le Christ) que nous avons les uns les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. (Eph 2:18) En tant que Chrétiens, nous pouvons entrer dans la présence de Dieu à n’importe quel moment par la prière et ainsi avoir accès à toutes les ressources inépuisables de Dieu. La bible nous donne de multiples exemples qui illustrent bien ce principe de dépendance de Dieu. Aujourd’hui, nous allons aborder le récit de la multiplication des pains et celui de la bataille contre les Amalécites. Le principe biblique de dépendance c’est que sans Dieu nous ne pouvons rien faire, mais que La puissance de Dieu s’accomplit dans notre faiblesse. (2 Cor 12:9)

1. Accès à Dieu à travers la prière

Dans l’AT, le peuple Juif ne pouvait pas avoir accès directement à Dieu, dont la présence était dans le Saint des saints dans le temple. Une seule fois par an, le Grand Prêtre pouvait y entrer pour asperger le sang de sacrifice d’animaux pour l’expiation de ses péchés et de ceux du peuple Juif. À la mort de Jésus le voile du temple s’est déchiré de haut en bas pour symboliser que la présence de Dieu n’était plus dans le temple fait de mains d’homme ; Dieu habite dorénavant dans le cœur de chaque Chrétien né de nouveau, dont le corps est le temple du Saint Esprit. Par conséquent, nous pouvons entrer dans la présence de Dieu à n’importe quel moment par le Christ à travers le Saint Esprit et nous le faisons par la prière. La prière est essentielle dans la vie du Chrétien et Jésus nous a donné l’exemple. Il était un homme de prière. Marc 1:35 nous dit : vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. Les disciples étaient tellement émerveillés par la vie de prière de Jésus qu’un jour Jésus priait dans un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit : enseigne-nous à prier. (Luc 11:1) Et Jésus leur enseigna le ‘Notre Père’. (Luc 11:2-4)

Aussitôt après, Jésus leur raconta une histoire pour leur montrer que nous n’avons rien, nous ne pouvons rien faire, mais que nous pouvons nous tourner vers notre ami (en l’occurrence Jésus) qui a tout et qui peut tout. Un ami voyageur vint vers un homme au milieu de la nuit et celui-ci n’avait rien à lui offrir à manger. Il alla frapper à la porte de son autre ami (surement parce qu’il savait que celui-ci avait toujours en réserve de quoi manger) pour lui demander de lui prêter trois pains. Il persévéra à frapper à sa porte. Et la bible nous dit : il se lèverait …et lui donnerait tout ce dont il a besoin. (give him as much as he needs) (Luc 11:8) La leçon que nous pouvons tirer de ce récit est celle-ci : le plus tôt que nous réalisons que nous ne possédons rien, que nous ne pouvons rien faire, que nous ne pouvons pas résoudre notre problème par nous même, le plus vite nous irons vers notre ami (Jésus) qui a la réponse à tout et qui peut résoudre tous nos problèmes. ‘As much as he needs’ : Dieu est un Dieu généreux, ses ressources sont inépuisables en termes de sagesse, de puissance, d’autorité, de provision, de guérison, de délivrance. We have nothing but our God has everything that we need.

2. La multiplication des pains (Jean 6:1-14)

Ce récit nous démontre que le peu que nous avons, quand nous le plaçons entre les mains de notre Seigneur Jésus, peut se transformer en abondance pour satisfaire les besoins de tout un chacun. They all ate and were satisfied. (Luc 9:17) Il y avait une grande foule de plus de 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants qui suivaient Jésus à cause des signes et des prodiges qu’il opérait. À la fin de la journée, Jésus était conscient que la foule avait physiquement faim et il se tourna vers ses disciples en leur disant : donnez-leur vous-même à manger. (Luc 9:13) Les disciples n’avaient rien à leur donner à manger et ils n’avaient pas suffisamment d’argent pour nourrir une telle foule. André trouva un jeune garçon qui avait 5 pains d’orge et deux poissons – ce qui suscita cette réflexion : mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ? (Jean 6:9)

Jésus savait exactement ce qu’il allait faire, mais il choisit d’interpeller ses disciples afin de leur montrer que sa puissance s’accomplit dans leur faiblesse. (2 Cor 12:9) Jésus prit les pains, rendit grâces et les distribua à ceux qui étaient assis ; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulaient. Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. .et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge, après que tous eurent mangé. (Jean 6:11-13) Seul Dieu peut le faire ! Dieu peut prendre toutes nos faiblesses et nos manquements et les transformer pour sa gloire !

3. La bataille contre Amalek (Ex 17:8-16)

La délivrance du peuple Juif de l’Égypte peut être comparée à une ‘conversion’. Le peuple Juif était en esclavage en Égypte et fut libéré après la dixième plaie lorsque Moïse demanda au peuple Juif de prendre le sang de l’agneau et l’asperger sur le linteau et les deux côtes de la porte afin que l’ange de la mort ne frappât pas les premiers nés Juifs. Mais cependant, l’ennemi n’allait pas abandonner et chercha par tous les moyens à les attaquer et cette fois-ci, il allait le faire à travers Amalek. Amalek est décrit dans 1 Sam 15:18 comme étant ces pécheurs, les Amalécites. De la même façon, aussitôt après notre conversion personnelle, l’ennemi pourra essayer de nous attaquer par des tentations, des doutes.

Au milieu de la bataille, Moïse envoya Josué sur le champ de bataille pour combattre contre Amalek. Entretemps, Moïse alla vers le haut de la montagne – non pas pour fuir la bataille – mais pour prier. Ses mains étaient élevées en prière, mais après quelque temps elles s’abaissèrent. Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort ; et lorsqu’il baissait sa main, Amalek était le plus fort. (Ex 17:11) La clé au succès de Josué sur le champ de bataille était que Moïse priait et intercédait pour Israël. Lorsque les mains de Moïse étaient fatiguées, Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté et l’un de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué vainquit Amalek et son peuple au tranchant de l’épée. (Ex 17:12-13)

Ex 17:16 nous révèle le secret de la victoire : parce que la main a été levée sur le trône de l’Éternel. En d’autres mots, quand Moïse avait les mains levées, il faisait contact avec le trône de Dieu. Tant que nous avons contact avec le trône de Dieu, nous allons pouvoir mener une vie de consécration réussie. Nous ne pouvons pas vaincre le péché ou le Satan par notre propre force, mais tant que nous gardons le contact avec le trône de Dieu, toutes choses sont possibles. Dieu seul nous permet de triompher. Nous devons constamment être dans la présence de Dieu. Nous n’avons jamais été créés pour être indépendants et auto suffisants. Nous avons été créés pour dépendre de Dieu pour toute chose.

Moïse était conscient que sans la présence de Dieu, il ne pouvait pas mener à bien la mission que Dieu lui avait confiée de libérer le peuple Juif de l’Égypte et l’amener à la Terre Promise. C’est pourquoi que, malgré que Dieu lui ait dit : My presence will go with you and I will give you rest (Ex 33:14), il répondit immédiatement : if your presence will not go with me, do not bring us up from here (Ex 33:15), comme pour mettre l’emphase sur l’importance cruciale de la présence de Dieu dans l’accomplissement de sa mission.

Notre dépendance de Dieu nous poussera à développer plus d’intimité avec Dieu. Ce n’est que, lorsque l’hôte dans Luc 11 réalisa qu’il n’avait pas de pain pour donner à son invité tardif, qu’il alla à la source vers celui qui peut lui donner du pain dans ce moment de crise, et cela autant qu’il en avait besoin. Notre dépendance nous mène à PLUS D’INTIMITÉ avec Dieu. Ce sera le sujet de notre prochain sermon.

Questions :

  1. Décrivez en vos propres mots de quelle manière cette dépendance sur Dieu s’est opérée dans les trois textes mentionnés ci-dessus ?
  2. Comment pouvez traduire le point 1 dans votre vie pratique ? Donnez un exemple précis.
  3. Ex 17:8-16 nous démontre la puissance de l’intercession. Discutez.